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La rédaction Yonder, Le lundi 14 décembre 2020
En partenariat avec Atout France et Le Comité du Tourisme de la Guyane.
Sponsorisé

La Guyane, entre micro-aventures et découverte de l’Amazonie

À la pointe du tourisme vert la Guyane ? Recouverte par l'immensité de la forêt amazonienne, refuge de 40% de la biodiversité française et comptant de nombreux camps où jouer les aventuriers le temps de quelques jours, découverte d'une destination méconnue et pourtant accessible à tous.
  • Se frayer un chemin au petit matin entre les herbes flottantes du marais de Kaw © Jean-Jacques Serol
    Se frayer un chemin au petit matin entre les herbes flottantes du marais de Kaw © Jean-Jacques Serol
  • Carbet à palabre au Camp Cisame, accessible en 1h30 à 2h de pirogue sur le fleuve Approuague © Hans Jorg
    Carbet à palabre au Camp Cisame, accessible en 1h30 à 2h de pirogue sur le fleuve Approuague © Hans Jorg
  • Plage de l'Île Saint-Joseph dans les îles du Salut au large du Kourou © Jorma Muller
    Plage de l'Île Saint-Joseph dans les îles du Salut au large du Kourou © Jorma Muller
  • Remonter une rivière en pleine Amazonie pour une expérience unique dans l'un des endroits les plus isolés de la planète © Wladimir Kinno
    Remonter une rivière en pleine Amazonie pour une expérience unique dans l'un des endroits les plus isolés de la planète © Wladimir Kinno


Petit bout de France posé sur les côtes de l’Amérique du Sud au nord est du Brésil, la Guyane est le plus grand département français, mais aussi le moins peuplé, l’immense majorité de son territoire étant recouvert par la forêt amazonienne. Une destination à la pointe du tourisme vert, tout indiquée pour les amoureux d’une nature sauvage et intouchée en quête d’authenticité.

Mais détrompez-vous, pas besoin d’être un grand sportif pour découvrir cette immense nappe verte ponctuée de reliefs qui concentre plus de 40 % de la biodiversité française. Au départ de Cayenne, Kourou ou Saint-Laurent du Maroni, de nombreuses micro-aventures sont conçues spécialement pour jouer les aventuriers. Remonter un fleuve en pirogue, s’enfoncer dans la forêt et découvrir sa faune et sa flore extraordinaires ou partir à la rencontre de ses habitants, tout est possible, et ce sans condition physique particulière. Embarquement immédiat !

 

Découvrir les marais de Kaw, les « Everglades guyanais »
 

Accessible depuis Cayenne en 1h15 de route, la réserve nationale des marais de Kaw est la plus vaste zone humide et la troisième réserve naturelle de France par sa superficie. Véritables « Everglades guyanais », ces vastes marais possèdent une riche biodiversité et de nombreuses espèces endémiques. 
 

Naviguer sur la rivière Kaw

Depuis l'embarcadère situé à quelques centaines de mètres du village de Kaw, il est possible de découvrir ce paradis des oiseaux sur la journée en partant en bateau sur la rivière de Kaw. Le Morpho, écolodge flottant protégé par un toit, est particulièrement indiqué pour les familles. À l’abri du soleil et de la pluie, on déambule sur le pont ou l’on grimpe sur le toit pour scruter les environs, couverts de moucou-moucou et de savane flottante. Les hautes herbes défilent au fil de l'eau et si vous avez de la chance, vous apercevrez peut-être un troupeau de zébus paître sur la terre ferme ou traverser un bras d'eau. 

Les aventuriers-écolos choisiront quant à eux de naviguer en canoë électrique avec Tig Dilo, de piquer une tête dans l’eau rafraichissante et de prolonger l’expérience la nuit en bivouaquant dans les montagnes de Kaw, ou en dormant sur le marais même dans le Carbet flottant Caïman

  • Le lodge flottant Caïman dans le marais de Kaw © Jal photos - ZBO copie
    Le lodge flottant Caïman dans le marais de Kaw © Jal photos - ZBO

 

Observer les caïmans

C’est d’ailleurs la nuit, lorsque la faune à plume — caciques cul-jaune, "kikiwis" ou troglodytes à miroir en tête — s'est tue, que l’observation des caïmans commence. Trahis par leurs yeux rouges à la lueur des lampes, vous aurez peut-être la chance d’apercevoir un caïman à lunettes, un petit caïman rouge ou le fameux caïman noir. Si certains spécimens peuvent mesurer jusqu'à six mètres dans certaines parties du marais fermées au public, rassurez-vous, vous ne risquez pas de croiser d'aussi gros mastodontes !

PRATIQUE
Accès aux marais par le dégrad de Kaw depuis Cayenne en 1h15 de route, puis excursions organisées avec 
Le MorphoTig Dilo ou Jal Voyages.
Déjeuner possible au restaurant traditionnel Gingembre Nouveau à Kaw où goûter à l’atipa, le poisson pêché dans les marais. 

  • Le carbet flottant Le Morpho dans le Marais de Kaw © Le Morpho
  • Aigrette blanche dans le marais de Kaw © Jean-Emmanuel Hay

 

Passer une nuit au cœur de la forêt est une aventure accessible à tous en Guyane.


Passer la nuit dans la forêt amazonienne 
 

Nul besoin d’être un grand aventurier pour explorer la forêt amazonienne, ce paradis vert recouvrant 8 millions d’hectares en Guyane. Les fleuves et rivière qui la sillonnent facilitent son exploration et passer une nuit au cœur de la forêt devient une aventure accessible à tous. Les camps les plus proches de Kourou ne se trouvent qu’à 30 minutes de pirogue du dégrad — le nom que l’on donne aux débarcadères en Guyane — Saramaka. 

 

Le Wapa Lodge, au plus près de Kourou

On atteint par exemple le Wapa Lodge après seulement 30 minutes de pirogue sur le fleuve Kourou puis la crique Cariacou. Le trajet est court, mais l’immersion dans la forêt tropicale est totale. Cet écolodge hors du temps se compose de carbets — habitations traditionnelles ouvertes sur la nature — fondus dans leur environnement. Matières végétales, éclairage à la bougie, carbet avec des hamacs ou chambres individuelles dans des carbets duplex, la reconnexion avec la nature est totale, et favorisée par des séances de yoga proposée à la carte. 

  • Le Wapa Lodge au milieu de la forêt amazonienne © Aurélien Brusini
    Le Wapa Lodge au milieu de la forêt amazonienne © Aurélien Brusini

 

Les passerelles suspendues du Camp Canopée

Pour s’enfoncer plus loin dans l’Amazonie, à la découverte de sa flore luxuriante et de sa faune exubérante, rien de mieux que le Camp Canopée (1h50 de navigation sur le fleuve Kourou). Ici, les carbets se font arboricoles, et communiquent entre eux par des passerelles suspendues à une vingtaine de mètres… Sensations garanties ! Trois plateformes, à 15, 36 et 42 mètres de hauteur hissent les visiteurs au niveau de la canopée, idéal pour observer singes hurleurs, toucans et aras. De quoi se rendre compte de la richesse de la biodiversité locale lors d’une excursion qui peut s’étaler sur deux jours et une nuit. 

Bon à savoir ? Une excursion ponctuelle peut être réalisée entre les Camps Canopée et Cariacou. Trois jours de randonnées en pleine forêt qui nécessitent une bonne condition physique. 

  • Carte touristique de la Guyane
  • Un singe hurleur dans la forêt guyanaise © Nicolas Cegalerba

 

 

À la rencontre des peuples d’Amazonie

Si la nature est l’un des joyaux de la Guyane, la richesse de ses peuples est également à découvrir grâce à l’association Papakaï, qui gère le Camp Saut Léodate (3 heures de navigation sur le fleuve Kourou depuis le débarcadère Degrad Saramaka). Des séjours thématiques permettent de se familiariser avec la culture businengué, peuple descendant d'esclaves africains emmenés au Suriname pour travailler dans les plantations. On s’initie à l’art tembé, à la sculpture sur calebasse, aux contes et légendes ou l’on découvre en compagnie d’un guide les plantes utiles de la forêt. Une expérience d’écotourisme vertueuse et captivante au cœur d’une nature préservée.

Mais aussi ? Si vous êtes dans l’ouest de la Guyane, du côté de Saint-Laurent du Maroni, Maroni Tour et Sabi Aliba proposent également des aventures douces dans la forêt à la découverte du fleuve Maroni et de ses villages. 

 

Remonter les fleuves Approuague et Sinnamary

Cap à l’est pour une remontée du fleuve Approuague depuis le village de Régina. Le trajet en pirogue est ponctué par le franchissement de plusieurs rapides, jusqu’au Saut Grand Mathias, où se trouve le Camp Cisame. Composé de quatre carbets où suspendre son hamac, d’un carbet restaurant, d’un carbet détente et d’un carbet cuisine, il compte aussi un petit lodge privatif avec coin salon, chambre et terrasse avec vue sur la forêt. Après une journée d’initiation à l’orpaillage, de descente du fleuve à la nage ou de randonnée botanique, c’est l’endroit idéal pour se retrouver en tête-à-tête ou en famille dans son carbet au milieu des arbres et se croire seul au monde. 

  • Remontée du fleuve Maroni en pirogue © ZBO
    Remontée du fleuve Maroni en pirogue © ZBO

 

Enfin, pour découvrir une véritable mer intérieure, rendez-vous au barrage du Petit-Saut sur le fleuve Sinnamary. On remonte en pirogue cet immense lac artificiel d’où émergent des dizaines d’îlots et des milliers d’arbres engloutis par les eaux. Après 3h30 de navigation dans ce paysage fantastique, on atteint le Saut Takari-Tanté et le Carbet Aïmara. Camp de base idéal pour les fans de pêche, les poissons cuits au feu de bois et la magie des dîners à la bougie feront vite oublier le confort sommaire. 

Bon à savoir ? En dehors des aventures douces sur 2 ou 3 jours, plusieurs prestataires proposent des immersions à la carte jusqu’à 10 jours dans la forêt et sur les grands fleuves. En savoir plus avec Guyane Évasion et Guyane Brésil Transport.

La cuisine guyanaise est riche, métissée et mélange les épices et les saveurs.

 

Savourer la gastronomie guyanaise
 

Découvrir les saveurs guyanaises au marché de Cayenne

Issue d’une histoire vieille de quatre siècles et d’un brassage de populations des cinq continents, la cuisine guyanaise est riche, métissée et mélange les épices et les saveurs. Le Marché Central de Cayenne foisonne de produits de toute la Guyane : piment de Cayenne, rhums agricoles, manioc ou fruits de palmiers « parépous » dont le goût rappelle celui du beurre et de la châtaigne. Les Halles regorgent également de petites échoppes où goûter en mode street food les spécialités du coin : soupes Hmong, jus frais à base de fruits tropicaux et spécialités brésiliennes. Autre immanquable, les food trucks de la Place des Palmistes qui servent sur le pouce l’incontournable bami ou le nassi, plats d’origine javanaise que les guyanais ont accommodé à leur sauce.

  • L'effervescence du marché de Cayenne en Guyane © Wladimir Kinnoo
  • Piment chapo en Guyane © Valérie Lhomme

 

 

S’attabler dans les meilleurs restaurants de la ville

Lorsque l’effervescence des marchés et de la cuisine de rue retombe, rendez-vous est donné au restaurant pour découvrir d'autres plats typiques de la cuisine guyanaise. Blaff de poulet ou de poisson, colombso, fricassées accompagnées de riz, de haricots rouges ou de couac, ou encore le bouillon d’awara font partie des délices à ne pas manquer. On peut se rendre aux restaurants La Villa et La Petite Maison, qui, chacun à leur manière, puisent leur inspiration dans la cuisine française et utilisent des ingrédients locaux dans un esprit fusion franco-guyanais. Une cuisine inventive qui n’hésite pas à marier le foie gras de canard au rhum vieux, ou la poitrine de porc à dix épices différentes et un accompagnement de patate douce à la vanille. 

 

Filer au Marché de Cacao

Pour une expérience hors du commun au milieu de la forêt, on file à une heure de Cayenne où se tient chaque dimanche matin le Marché de Cacao. Sa singularité ? C’est le lieu de rassemblement de la communauté Hmong, peuple dont une partie a fui le Laos en 1975 après la Guerre du Vietnam. Les couleurs et les odeurs se font alléchantes sur les étals, et la fête bat son plein lors du Nouvel an Hmong ou de la fête du ramboutan. On s’arrête au restaurant Belle Vue pour goûter aux spécialités asiatiques Hmong, preuve de la diversité culinaire et culturelle de la Guyane. Si vous vous trouvez à Saint-Laurent-du-Maroni, direction Javouhey, le deuxième village Hmong de Guyane, situé à l’Acarouany. 

  • Le marché Hmong à Javouhey © Wladimir Kinnoo
    Le marché Hmong à Javouhey © Wladimir Kinnoo

 

Naviguer vers les paradisiaques îles du Salut
 

Après l’Amazonie, c’est au large que l’aventure se poursuit. Place à la détente et aux eaux turquoise lors d’une escapade aux Îles du Salut, carte postale tropicale que l’on découvre en catamaran. Après une heure de croisière, on débarque sur ces trois ilots volcaniques au décor paradisiaque, peuplés d’agoutis, de petits singes Saïmiris qui jouent dans les arbres, d’iguanes et de tortues marines. L’île Royale et l’île Saint-Joseph s’explorent par de nombreux petits sentiers, tandis que les eaux transparentes invitent à la baignade dans la « piscine des bagnards ». 

En effet, les ruines d’un bagne, actif entre 1852 et 1945, se dessinent sur l’île Saint-Joseph à travers la végétation qui a envahi les lieux, leur donnant un faux-air d’Angkor. On peut y visiter les cachots et revenir sur l'île Royale pour se rendre au petit musée qui expose d’anciennes lettres des détenus, dont celles d’Alfred Dreyfus. Le soir venu, l’Auberge des Îles est tout indiquée pour passer la nuit, vivre un coucher de soleil inoubliable sur l’océan et ressentir le privilège d’avoir l’île pour soi. 

  • Après une traversée vers les îles du Salut... ici l’île Royale © Wladimir Kinnoo
    Après une traversée vers les îles du Salut... ici l’île Royale © Wladimir Kinnoo

 


PRATIQUE
Transfert en catamaran avec la 
HulotteTropic Alizés ou le Royal Tipunch.

 

 

Cet article sponsorisé a été réalisé par les équipes éditoriales de YONDER en partenariat avec Atout France et le Comité du Tourisme de la Guyane

 

 

Pratique

Vol Paris Cayenne (9h) avec Air France à partir de 570 € A/R.

Plus d'informations sur le site Guyane-Amazonie.

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